Saint-Simon Village Gabarrier

gabarre-a-quai-saint-simon-01 tSaint-Simon, anciennement Saint-Sigismond, est situé à mi-chemin d'Angoulême et de Cognac, sur la partie haute du fleuve Charente, en un endroit où la navigation est rendue quelque peu difficile en raison des accidents naturels de son cours. Construit sur la rive droite du fleuve, autour de son église romane du XIIe siècle, le village étage harmonieusement ses maisons, ses ruelles et ses quais vers le sud.

L'originalité de ce petit bourg (plus de 700 habitants vers 1800, moins de 250 de nos jours) appartient désormais à son passé, lié à la Charente. Situé au milieu des terres, Saint-Simon fut paradoxalement un important vivier de marins, la halte privilégiée des gabarriers et un lieu de construction navale. Construction et réparation de gabarres, ces bateaux à fond plat pouvant naviguer sur le fleuve peu profond, et transportant le cognac, le vin, le sel, le bois, les canons…

 

Dès le Moyen Âge, la spécificité du village s'affirme. Déjà, aux XVIe et XVIIe siècles, de nombreux charpentiers-calfats y demeurent et pratiquent leur art, la construction de bateaux, perpétuant un savoir-faire datant de plusieurs siècles. Au début du XIXe siècle, Saint-Simon, déjà très actif, devient le centre de construction de gabarres le plus important de tout le fleuve. Sur la centaine de gabarres assurant le trafic, un quart ont Saint-Simon pour port d'attache (en 1812, on comptait 99 gabarres à circuler sur le fleuve, les deux principaux ports d'attache étant Cognac et Saint-Simon).

Gabarres de CharenteChargement  d'une gabarre à CognacChargement  d'une gabarre à Cognacchantier-de-radoub-de-gabarres-02 t

En 1885, Saint-Simon compte 3 chantiers occupant 38 gabarriers sur une population totale de 540 habitants. En 1892, alors que le le trafic fluvial est à son apogée avec ses 76 000 tonnes transportées, le village est encore très prospère et possède encore deux cafés-auberges, une étude de notaire et de nombreux commerçants, artisans, paysans, distillateurs et négociants. Presque la totalité du village se consacrait à l'activité navale, cette dernière faisant appel à de nombreux métiers.

L'arrivée du train va entraîner le déclin de ce trafic fluvial.

En 1926, la Charente est déclassée en amont de Cognac et en 1944 le trafic est abandonné définitivement jusqu'à l'océan. En 1963, le département reçoit de l'État la concession du fleuve, qui revit maintenant grâce au tourisme fluvial et à des initiatives locales, telles que celles de l'Association Saint-Simon Village Gabarrier. Depuis plusieurs années déjà, le Département de la Charente fournit d'énormes efforts d'aménagement, de protection, de sauvegarde, au grand plaisir des nouveaux gabarriers plaisanciers, mais aussi de tous les visiteurs qui retrouvent là l'occasion de renouer avec l'histoire du pays du cognac.

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Les vieilles cartes postales ci-dessus (en version noir et blanc), sont en vente à l'accueil de la Maison des Gabarriers.

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